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19/01/2015

D'une dictature à l'autre, les lendemains qui déchantent

Lorsque la France ne sera plus demain qu'une dictature irrationnelle, soumise à la vocifération, il ne restera plus dans le monde, pour ceux qui pourront fuir, qu'un triste choix entre quelques dictatures matérialistes. Aucun refuge terrestre pour une quelconque intelligence, pour un soupçon de philosophie, pour un ersatz de pensée. Nulle bibliothèque pour la liberté, nulle liberté d'expression, nulle expression dissidente, nulle beauté hors des rangs, hors des alignements de bottes à clous. Les moutons bêleront en silence, en attendant, souvent, la lame glisser sur leur gorge, pour les entraîner sur les rives d'un Styx sans passé, sans aval, sans fond. Le mot France aura lui-même disparu dans un sirocco pestilentiel, lettres souillées, lettres brisées.

Et les exilés ne seront plus que fantômes hagards, frileux et sans espoir.

Demain vient toujours plus vite que dans les pires présages.

09/10/2013

Amidou, un grand qui s'en va

Amidou,cinéma,comédien,france,marocL

Il fut le commandant d'un sous-marin égyptien, amoureux transi de Françoise, une Mireille Darc convoitée par des espions, avec ou sans valise.

Il fut plus tard un espion en danger, auprès de Robert Redford et de Brad Pitt, dans une impressionnante composition d'acteur.

Amidou était un comédien attachant qui pouvait sans tricher passer de la comédie aux larmes, incarner des personnages complexes et profondément humains, à l'instar de celui qu'il était dans sa vraie vie.

Bon voyage, l'artiste.

Chapeau bas.

21/01/2009

Catherine SAMIE, le charme 70's

SAMIE Catherine.JPGSon visage et sa plastique ont traversé les années 70, dans des comédies franchouillettes et des boulevards vendrediens.

Sociétaire de la Comédie Française, elle excellait dans la pulpe des seconds rôles féminins.

Son visage désormais empreint d'une noble mélancolie continue de traverser les écrans ou les planches.

Elle était hier dans le Distrait, film poétique d'un Pierre Richard lunaire, et ses cheveux faisaient les frais d'une incapacité masculine à éfeuiller la belle marguerite...

Et comme une madeleine de chair, elle a fait remonter les émois d'un spectateur alors gamin.

A votre beauté, Catherine SAMIE.

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Source Photo

23/09/2017

Un Irlandais sur le sol orangé, on ne le verra jamais

Sisyphe - Irlande.jpgA vaincre avec péril, on peut aussi triompher sans gloire. C'est ce que vient de vivre une pauvre équipe de France de football, malmenée par des Irlandais courageux et doués. On peut rire (jaune) de cette main balladeuse caressant un ballon sortant pour le remettre aux pieds juste à temps pour une passe décisive. On peut aussi relever dans cet exploit frauduleux, une symbolique de notre monde.

Dans le cadre d'un match avec un enjeu aussi lourd, à savoir la qualification d'une équipe nationale pour la phase finale d'une coupe du Monde, avec tout le cortège des sentiments nationaux, patriotiques, populaires et du chauvinisme naturel de l'homme, les enjeux économiques, voire politiques, le joueur a sur les épaules une terrible pression. Soit ça passe et le peuple a le coeur léger, soit ça casse et la morosité croit, le marché publicitaire télévisuel chute dans l'hexagone en 2010, et l'on se sent un peu moins fort, entre Dunkerque et Perpignan.

Imaginons un seul instant que ce grand joueur qu'est Thierry soit allé spontanément dire à l'arbitre qu'il avait effectivement commis une faute, il avait à supporter seul l'élimination française. Son honnêté n'aurait jamais été pardonnée par ses compatriotes. Elle aurait été qualifiée de bêtise incommensurable. Autant le coup de tête de 2006 était excusé, sinon excusable, autant un aveu de faute devenait un crime de haute trahison, et le joueur avoueur devenait une sorte de balance aux yeux de tous.

Le fair play n'est qu'une illusion, le sentiment commun ne l'admet pas.

Dans un monde calculateur, commercialisé, ghettophile, il est important de conserver l'esprit d'entreprise, l'esprit de corps et la soumission au groupe.

Le joueur n'a donc pas à rougir de son silence. C'était la règle non écrite de ce jeu de non-dit.

Et que dire de l'arbitre qui a croisé, quelques secondes, le regard du fautif, et qui brûlait sans doute de lui poser la question: "alors, tu l'a touché avec la main ce ballon...?" mais qui ne chercha pas plus loin la vérité. On ne l'imagine pas sans tourments. Allait-il clouer Thierry Henry au pilori, en faire un donneur...? Non, il ne fit rien et ordonna la remise en jeu avec balle au centre.

Une sorte de raison d'État supranationale. La même qui conduira un jour à classer sans suite des affaires (forcément signalées) qui autrefois aboutissaient grâce à des juges indépendants.

Comment qualifier un monde où nous apprenons à vivre l'injustice (1982), à la supporter et à la faire supporter aux autres (2009)...?

L'équipe de l'Eire n'ira pas fouler le sol de l'ex État Libre d'Orange.

Bonne chance aux Bleus et à Thierry pour la suite de la compétition.

Mais hommage aux Irlandais pour la soirée d'hier.

Éireann go Brách

 
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