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29/10/2009

La beauté cachée de Katsuni

Sisyphe-Katsuni.jpgUne jeune-fille élégante et raffinée, surnommée Katsuni, était ce soir-là interrogée par un Laurent Ruquier, Monsieur Loyal du cirque télévisuel du samedi soir.

J'avais vaguement entendu parler d'elle. Il faut dire que mon abonnement à Canal Plus avait expiré depuis fort longtemps et que je n'avais jamais eu le courage de mettre les pieds, et le reste du corps, dans un magasin de films cochons.

Ayant aperçu la bande-annonce de l'émission, je m'en fus préalablement poser mon regard curieux et dépourvu de toute lubricité, compte tenu de mon âge avancé, sur les pages de l'internet.

L'actrice arborait certes une plastique irréprochable, sauf à regretter le temps d'avant le silicone d'intérieur, et son visage rayonnait d'une beauté métissée, originale, manganienne et sublime.

Mais les photos... Ces tristes photos d'action horizontaliste, ces maquillages outranciers, ces poses banales, ces mimiques mille fois surjouées, tout cela rendait la chair presque déprimante, alors même que je n'avais pas encore fini de lire tous les livres.

Puis vint l'émission, avec son lot de calembours coquins qui font honneur au service public.

Après le départ d'une femme blonde très autoritaire, manifestement politique, ce fut le tour de parole de Katsuni.

Autant les belles femmes idiotes deviennent laides dès qu'elles ouvrent la bouche (comme disait misogyniquement Philippe Bouvard à propos d'une ex candidate à l'élection présidentielle corrézienne), autant Katsuni, l'oeil vif et l'intellect habile, n'en devenait que plus belle, plus lumineuse, faisant oublier les photographies glauques du passé et les questions lourdingues du présent.

Pour un Empire des sens, il existe des milliers de daubes en 24 images seconde issues d'une industrie dont la seule honte c'est qu'elle est écartelée entre le tartuffisme ambiant et la main-mise corrélative de nombreux tâcherons.

Mademoiselle Katsuni, je vous adresse l'expression de mon admiration platonifique.

Je n'irai sans doute pas voir vos films, mais votre intelligence et votre beauté m'auront, pour quelques instants, fait oublier la tristesse des lucarnes lumineuses.

04/06/2009

L'onirisme amniotique de Philippe MARCELÉ

unapresmidiaucirque_04082002.jpgUn libraire, à Besançon, me disait hier que le style graphique de Philippe Marcelé avait quelque peu changé depuis les années 80. J'irai voir.

D'ores et déjà, il faut admettre que ce dessinateur, hors normes, est à la bande-dessinée ce que Gustave Moreau fut à la peinture, ce que Serge Brussolo est à la littérature et ce Franck Zappa restera à la musique.

Femmes enceintes au ventre de cristal, bourgeois laids et avides, lesbiennes maigres ou plantureuses, animaux déshumanisés, paysages mystico-surréalistes, lenteur et silence des processions, fureur sourde et violence omniprésente.

Philippe Marcelé a inventé des mondes de souffrance où l'on aimerait néanmoins vivre, visiter, se fondre...

Les visages sont empreints de férocité, de langueur ou de vice. Ils ne sont jamais innocents.

Et la symbolique de ces quelques cases d'hommes masqués est inoubliable.

Bon après-midi, gentilhomme.

 
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