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17/06/2009

Nick Jonas adepte du jet de médiators à la figure

sisyphe-nickjonas copie.jpgPierrot devait emmener ses gamines au concert pour fêter l'anniversaire des jumelles.

Je ne connaissais pas les chanteurs. Au nom de Jonasz Brothers, j'ai cru qu'il s'agissait des enfants de Michel Jonasz, mais Pierrot m'expliqua que ces trois frères représentaient une certaine image du rock chrétien, tendance Disney.

J'accompagnais mon copain pour bodyguarder les adolescentes et leurs propres copines. Nous attendîmes de très longues heures au soleil, sardinés et courbaturés. Les favinettes s'échangeaient de précieuses infos sur la couleur des yeux de Joe ou sur le prénom de la petite amie de Kevin.

Après un filtrage autoritaire et moyennement civilisé, nous entrâmes dans cette baleine rouge du Zenith pour y entendre les trois Jonas.

Les rockeuses post nubiles se pressaient contre les grilles, devant la scène.

Première partie avec une chanteuse dynamique (Demi Lovato, orthographe incertaine) dans une ambiance électrique.

Puis le moment M arriva, avec ombres des brothers derrière un grand drap blanc, chute du drap et hurlements terribles et aigus. Mon tympan droit explosa pendant que Pierrot cherchait d'un regard inquiet sa progéniture qu'il retrouva enfin alors que je souffrais en silence.

Les JNK chantaient, dansaient, guitaraient, souriaient..

Pierrot eut alors la mauvaise idée de faire tomber son portefeuille à ses pieds et de le perdre de vue. Je l'aidais à chercher dans cette forêt de jambes sautillantes et hystériques. Je levais les yeux vers la scène. Nick Jonas, à six mètres de moi, me fixait étrangement. Il faut dire que j'étais un des rares hommes du publics, que je ne regardais pas le spectacle avec une grande attention, à cause du portefeuille chuteur.

A deux reprises encore je croisais Nick qui me fixait sans équivoque, puis manifestement excédé par mon manque d'éducation, il me balança une poignée de médiators à la figure. Tous retombèrent à mes pieds, sauf un, collé sur mon front.

Pierrot avait récupéré son portefeuille, les jeunes filles autour de moi avaient récupéré les médiators au sol, et je gardais fermement dans mon poingt serré le médiator frontal, alos que mon tympan gauche explosa sur un solo du même Nick, qui décidément m'en voulait.

Le concert fini, les costauds de la sécurité chassèrent le public en quelques secondes, puis je raccompagnai Pierrot et sa tribu de minis amazones vers la gare Montparnasse.

Je passai la nuit aux urgences à Cochin.

Au petit matin, je retrouvai le médiator incrusté dans ma main.

Avec du coton dans les oreilles, je décidai que mon prochain concert aurait lieu à la Cigale.

Et que je serai équipé d'un casque intégral.

 

11/06/2009

Le visage introuvable de Jeanne CASILAS

Sisyphe-JaimeraisPasCrever.jpg"J'aimerais pas crever un dimanche"... Film macabre et magique, où l'on voyait déambuler la sulfureuse Marie, incarnée par l'inoubliable Jeanne Casilas.

Personnage sensuel et soumis, silhouette lascive, docile, avec cette voix venue d'un autre monde, envoutante et brûlante.

Quelques rôles ont suivi au cinéma, jusqu'en 2005. Ce n'est pas si vieux...

Mais rien sur la toile dès lors que l'on recherche une simple image de son visage.

Les disques durs des serveurs planétaires sont encombrés de photos de bimbos niptuckées, aux lèvres de canard et au front grévinique, mais rien sur cette comédienne sensible et unique.

Jeanne/Marie est sans doute repartie vers sa planète d'origine, et les Men in Black ont alors, forcément, effacé toute sa mémoire du Web.

Où que tu sois dans cet univers, Jeanne Casilas, reviens nous parler en Dolby Stereo, sous les grignotements des popcorns, sur la toile magique de nos multiplex et de nos cinémas de quartier.

J'aimerais pas crever un dimanche, ou même un autre jour, sans t'avoir revue.

04/06/2009

L'onirisme amniotique de Philippe MARCELÉ

unapresmidiaucirque_04082002.jpgUn libraire, à Besançon, me disait hier que le style graphique de Philippe Marcelé avait quelque peu changé depuis les années 80. J'irai voir.

D'ores et déjà, il faut admettre que ce dessinateur, hors normes, est à la bande-dessinée ce que Gustave Moreau fut à la peinture, ce que Serge Brussolo est à la littérature et ce Franck Zappa restera à la musique.

Femmes enceintes au ventre de cristal, bourgeois laids et avides, lesbiennes maigres ou plantureuses, animaux déshumanisés, paysages mystico-surréalistes, lenteur et silence des processions, fureur sourde et violence omniprésente.

Philippe Marcelé a inventé des mondes de souffrance où l'on aimerait néanmoins vivre, visiter, se fondre...

Les visages sont empreints de férocité, de langueur ou de vice. Ils ne sont jamais innocents.

Et la symbolique de ces quelques cases d'hommes masqués est inoubliable.

Bon après-midi, gentilhomme.

 
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